Angoulême, retour sur 3 jours intenses (2)

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Le samedi commençait bien avec une place de parking à Bouillaud (c’est-à-dire à côté de l’Hôtel de Ville) grâce à une arrivée sur Angoulême avant 10h, c’est-à-dire avant que les accès soient fermés par la police municipale. Toujours pas de Manuka, toujours aussi malade. Décidément, l’équipe de mangaversien·ne·s restait bien décimée (trois absents sur six). Cette arrivée matinale (alors que nous nous étions couchés à 1h passée) devait nous permettre de voir l’exposition « Osamu Tezuka, manga no kamisama » avant qu’il n’y ait trop la foule. S’il n’y avait pas encore de file d’attente à l’extérieur du Musée de la ville d’Angoulême, il y avait déjà énormément de monde à l’intérieur de l’exposition. Cette dernière s’est révélée être belle, avec une scénographie réussie malgré la petitesse du lieu avec un parcours réfléchi et de nombreux cartels bien écrits et didactiques. Mes inquiétudes nées il y a quelques semaines étaient totalement dissipées. Le seul souci avec cette exposition a été son succès : il y avait vraiment beaucoup, beaucoup de monde.

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Je laissais alors Taliesin, qui voulait profiter de chaque planche (et elles étaient nombreuses), sans oublier de lire chaque cartel, pour retrouver Xavier Hébert. En tant que spécialiste français de Tezuka, il ne pouvait pas ne pas venir à cette édition du Festival. Il venait tout juste d’arriver de Paris afin d’assister à la rencontre avec Takayuki Matsutani, président de Tezuka Productions au Pavillon Manga et de voir l’exposition consacrée au Maître (il a participé  en tant que conseiller scientifique au catalogue). Les intervenants de cette rencontre, une fois de plus animée de main de maitre par XaV, n’étant pas en avance (je les avaient vu préparer leur discussion à la terrasse du café voisin) et Tanuki nous ayant réservé des chaises, Xavier H. et moi-même en avons profité pour discuter un peu avec Pierre Sery des Éditions Kotoji dont deux titres intéressent fortement Taliesin (mais elle s’intéresse à tellement de choses, ha ha). Cette rencontre était très réussie avec des réponses intéressantes de M. Matsutani (et bien traduite par l’interprète dont je n’ai pas retenu le nom). Je n’ai malheureusement pas pu rester jusqu’au bout mais j’ai demandé à Tanuki de me l’enregistrer (un de mes deux enregistreurs était temporairement HS du fait de piles ayant coulé. Heureusement, je suis prudent). Une retranscription de cette rencontre est, là aussi, prévue dans le compte-rendu « Des mangaversien·ne·s à Angoulême ».

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Le programme étant toujours très chargé à Angoulême, il était donc plus que temps pour moi de retrouver Taliesin, de manger un sandwich à l’arrache (pour ne pas changer) et d’aller à la Rencontre Internationale avec Sonny Liew, organisée au Studio du Théâtre (c’est-à-dire tout en haut !). Cela fait quelques temps que l’auteur m’intéresse pour son Charlie Chan Hock Chye, une vie dessinée paru chez Urban Comics. La rencontre était, là aussi, captivante et dynamique. Il faut dire qu’elle était animée par Paul « magnific » Gravett qui nous régale à chacune de ses interventions. Comme en plus, l’auteur (singapourien, malaisien d’origine, travaillant essentiellement pour les USA), humble quoique bourré de talent, répondait de façon développée et pertinente aux questions et remarques (y compris sur son niveau de diplôme obtenu à Cambridge, la même université où Paul étudia), nous avons passé un nouveau excellent moment à les écouter. Notons la salve de questions intéressantes posées par Taliesin à Sonny Liew, qualité des questions que n’a pas manqué de relever Paul Gravett à l’occasion d’un échange que nous avons eu sur sa page Facebook.

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Une fois la Rencontre Internationale terminée (plus tard que prévu puisqu’elle avait commencé en retard), il nous a fallu foncer au Conservatoire pour assister à une autre Rencontre Internationale avec Dave McKean, animée par… devinez qui… XaV, bien entendu, hé hé. Nous n’avons pas eu trop de soucis pour rentrer, profitant d’un Maël Rannou à la bourre pour sa conférence sur les fanzines pour « forcer » le passage en tant que conférenciers (et entrainant Taliesin dans notre sillage). C’était l’occasion de retrouver enfin Manuka qui avait surmonté son extrême fatigue liée à une angine très virulente. Cependant, n’étant pas très intéressé par l’auteur anglais, je les laissais afin de profiter de deux heures de tranquillité pour réviser un peu ma propre conférence. Car oui, mon rendez-vous principal de la journée était la conférence « Tezuka et le genre » que je devais animer entre 18h et 19h30. Cette conférence sera disponible sous forme de dossier sur le site du9. Les nombreuses personnes (à ce qu’il parait) qui n’ont pas pu y assister (mentions spéciale envers Frank Chevaillier, un de mes « fans de conférence », qui a été refoulé par la sécurité, la salle étant rapidement pleine) y retrouveront mes propos mieux agencés et ma pensée mieux développée.

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Vu l’heure, il ne restait plus qu’à aller manger un peu à l’écart du plateau (le samedi soir, passé 19h, c’est l’enfer pour trouver une place dans un restaurant sans avoir à attendre des plombes), Tanuki nous servant de guide « gastronomique ». Cela nous a permis de découvrir un excellent établissement dont je ne peux pas donner le nom, n’ayant pas de mémoire et ayant été invité par Taliesin (les facturettes CB, c’est quand même bien pratique). En plus, comme Tanuki était récupéré ensuite par son logeur, ça m’a évité de faire le taxi et nous avons pu retourner à l’hôtel à un horaire moins tardif que la veille. On avait besoin de se reposer pour un dimanche qui s’annonçait chargé avec la venue de Shermane, en remplacement de beanie_xz indisponible, afin avoir une interprète français-chinois ; pour rien à l’arrivée, il n’y avait personne sur le stand du CICAF – China  International Cartoon & Animation Festival. Et vu que Hong-Kong n’avait pas de stand cette année… Bah, au moins, Shermane allait ainsi pouvoir découvrir le festival, depuis le temps qu’elle songeait à venir.

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5 réflexions sur “Angoulême, retour sur 3 jours intenses (2)

  1. T dit :

    Petite anecdote amusante: Charlie Adlard était devant nous pendant la rencontre Sonny Liew et portait même un t-shirt Deadly Class 😀 .

    Le restaurant est le Bistrot Quai. Excellente surprise, une cuisine où tout est fait maison, d’où le service un peu lent (et je suppose qu’il n’y a pas toute une armée dans la cuisine non plus). C’était une très belle découverte, heureusement que le restaurant chic avec du poisson était complet 😀

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  2. Caf dit :

    Hello ! Merci pour ce compte-rendu qui me fait regretter de ne pas avoir vu le 3/4 de votre programme du samedi ! Petite note : le traducteur de la conférence de M. Matsutani est Sébastien Ludmann, lauréat du premier prix Konishi, pour la traduction de Golden Kamui.

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