Le manga et moi (le bonus)

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Les petits billets sur les mangas qui m’ont le plus marqué ont inspiré a-yin qui a inspiré à son tour VpViennetta qui a réveillé son WorPress pour proposer ses 10 titres. Je ne suis pas peu fier de ce mouvement et j’attends maintenant que Shermane « réveille » à son tour son blogspot. J’attends aussi la liste de Vivisab, et j’espère qu’il y aura un billet similaire de Gemini !

En attendant, pour clore définitivement ma liste des mangas marquants, voici en bonus quatre autres titres (les derniers, promis !). Mon top 10 FB s’est donc transformé en top 12 puis en top 16. Car il y avait encore quatre mangas dont je voulais absolument parler, comme quoi certains n’avaient pas tort quand ils pensaient que dix, c’était trop peu, qu’ils ne pouvaient pas faire une liste aussi courte. À cela s’est ajouté le fait que plusieurs personnes se sont prises au jeu (j’espère donc qu’il y en aura d’autres) et ont donné une liste avec quelques explications, que ça soit sur le forum de Mangaverse ou sur leur blog. La lecture étant une activité solitaire, il est toujours intéressant de pouvoir échanger via Internet, à défaut de le faire de vive voix.

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Le Livre jaune
de Fumiko Takano est un titre marquant à deux titres. Lorsque Frédéric Boilet a lancé la collection Sakka chez Casterman, il avait la volonté de proposer des titres d’une tonalité autre que ce qui était (très) majoritairement proposé au lectorat francophone. C’était ce qu’il appelait LA nouvelle manga et dont il nous donnait un aperçu en tant que directeur de collection. En 2004, Le Livre jaune (avec Blue de Kiriko Nanana – qui vient d’être réédité en collection Écriture) proposait quelque chose de jamais vu dans le manga : un ton intimiste, des instantanés de la vie de tous les jours. Avec un sujet portant sur la littérature, nous étions loin des trois qualités incontournables de la bande dessinée résumées par Thierry Groensteen (l’humour, l’aventure, le merveilleux). Rien de tout cela ici, uniquement le quotidien de quatre femmes placées dans des situations différentes, mais banales. Ce titre est devenu encore plus marquant lorsqu’en 2005 au Festival d’Angoulême, discutant manga avec Boilet et lui répondant que Le Livre jaune était mon Sakka préféré, il est sorti du stand pour me claquer deux bises afin de me remercier d’avoir cité son petit chouchou de la collection. Il est à noter qu’on trouve encore assez facilement l’ouvrage d’occasion et si vous ne connaissez pas, je ne peux que vous conseiller de le lire !

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Naru Taru
est là pour une toute autre raison : sa violence et sa sexualité alors que les protagonistes sont des enfants ! Je ne me suis pas intéressé à sa première publication en 2000, d’ailleurs rapidement interrompue par Glénat (j’avais décroché du manga à l’époque). J’ai découvert la nouvelle édition que Stéphane Ferrand (directeur de la collection manga à l’époque) a eu le courage de proposer presque 10 ans plus tard à un lectorat plus adulte (sûrement aidé par la publication de Bokurano par Asuka). Grâces lui en soient rendues tant cette série est marquante par le décalage entre les personnages et la violence de l’histoire. Si je n’ai pas retenu le titre dans ma précédente sélection, c’est que la narration est trop souvent perfectible et gâche quelque peu la lecture.  Pourtant, le message que veut faire passer Mohiro Kitoh, l’auteur, sur la société japonaise est suffisamment fort pour que j’en parle ici. Ce qui me fait encore plus regretter que nous n’avons plus rien du mangaka depuis cinq longues années…

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Le Pavillon des hommes
était dans le top 10, puis le 12, mais deux fois, je l’ai sorti de la sélection pour mettre un autre titre. Cette fois-ci est la bonne ! Si j’ai accroché de suite à la série, sa périodicité (un tome par an), la difficulté de rentrer à nouveau dans l’histoire (et dans l’Histoire du Japon), de bien remettre les personnages qui se ressemblent tous, ont nui à son impact sur moi. Cependant, étant souvent sous influence lorsqu’il s’agit d’apprécier des séries suite aux avis de certaines personnes (généralement des – de moins en moins – jeunes filles), Le Pavillon des hommes est toujours resté dans mes lectures préférées (les qualités de ladite série étant tout de même la raison principale, hein !). Néanmoins, c’est l’idée de reprendre le travail d’a-yin sur le forum de Mangaverse, de le poursuivre sur le présent WordPress suite à une relecture des premiers tomes, qui a fait de ce manga un des plus marquants de ma vie de lecteur. Il faut dire que la mangaka, Fumi Yoshinaga, a un formidable talent de conteuse et que j’ai pu lire la quasi-totalité de ses œuvres (en les empruntant), celles-ci étant (plus ou moins) disponibles en anglais.

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On ne le croirait pas mais je suis aussi fan de récits  romantiques, il y a toute une série de mangas qui trouvent grâce à mes yeux alors que rien ne permet de le prévoir. Il y a par exemple Crossroad ou Mon histoire dans ma pré-sélection de 26 titres. Cependant, Library Wars – Love & War passe devant grâce à son action et son humour, en plus d’une relation en guimauve bien dégoulinante. Pourquoi ? Voilà une question difficile. Peut-être le fait que l’histoire se passe dans un environnement paramilitaire me rappelant mon service national dans l’armée de terre (oui, ça existait encore à mon époque) et mes années passées dans la réserve opérationnelle. Une sorte de madeleine de Proust, donc. Le thème central des livres et des bibliothèques de prêt (par exemple, je suis très fan du Maître des livres), combiné avec une organisation militaire, de la romance rose bonbon et de l’action a provoqué chez moi une réaction un peu inattendue. C’est donc ce mélange improbable qui explique la présence de Library Wars – Love & War dans ce billet. Je me souviens que j’attendais chaque nouveau tome avec une très grande impatience, les lisant deux fois à chaque nouvelle sortie (c’est-à-dire qu’après une première lecture, je relis le tome immédiatement) et que j’ai pleuré intérieurement de ne pas pouvoir lire la suite (toujours en cours au Japon) et qui n’est même pas disponible en scan US. Pire, je ne peux même pas espérer que Glénat sorte une autre série de Kiiro Yumi, étant donné qu’elle n’a fait ensuite que des histoires courtes en un volume et que c’est un format qui ne se vend absolument pas en France.

Voilà, je passe définitivement le relais à d’autres. Pour celles et ceux que ça intéresserait, voici le reste de ma liste des 26 titres présélectionnés pour ces différents tops :
L’Arbre au soleil, La Cité Saturne, Crossroad, Cyborg Kurochan, Full Metal Alchemist, Love Me Tender, Mon Histoire, Monster, Le Passage et Touch.

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8 réflexions sur “Le manga et moi (le bonus)

  1. a-yin dit :

    Mais herbv, les membres du forum mangaverse savent tou-te-s que tu caches une collégienne romantique au fond de toi 😀 !!!! J’avoue ne pas DU TOUT avoir accroché à Library Wars! L’aspect bibliothèque, liberté d’expression et militaire me branchaient! Mais pas la romance ^^; trop rose bonbon! N’empêche, pauvre de toi, la suite sort à Taïwan. Et dommage que moi je n’aime pas plus 😦 . Le monde est souvent mal fichu. QUI est de moins en moins « jeune »????!!!!!!

    C’est marrant, ce que tu dis sur Le Livre Jaune, je pensais le dire sur Blue justement! Lorsque Sakka a été lancé, je n’étais pas en France. J’ai détesté le fameux manifeste de LA nouvelle manga, que je trouvais tellement snobe, tellement « intello »!!! Et puis vos avis sur Blue m’ont donné envie de le lire quand même, puis on trouvait Sakka à chaque coin de librairie, d’occasion, ce qui m’y a poussé. Ce qui est drôle, c’est que tu n’es pas le seul à être marqué à vie par Le livre jaune. De nombreux seinen mangaka TRES respectés ici comme Inio Asano ou même Shinzo Keigo le citent dans les manga les plus marquants. Comme quoi des créateurs ont ici reconnu le talent immense d’une de leur paire. Un volume (pour info) traîne toujours chez Boulinier pour 3,50 ou 4€. Il faudrait mettre un sticker dessus en fait… Tu m’as forcé à acheter Le Livre Jaune pour 1,80€ chez Boulinier (il y a eu inflation ^^; )!!! Je l’ai toujours 😉

    Naru Taru est le premier manga que j’ai acheté en Allemagne. Tout était sorti, il n’y a pas eu le problème d’arrêt qu’en France 😀 . A cause de lui, je n’ai donc pas persévéré dans Bokurano ^^; . Quelle erreur… mais je passe mon temps à en commettre!

    Aaaaah… Fumi Yoshinaga… Le bol qu’on a qu’elle ait été abondamment traduite aux Etats-Unis!!! C’était une époque moins uniforme en fait.

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  2. J’espère que Shermane, Gemini et Vivisab (la seule que je ne connais pas) vont s’y mettre. Ce serait sûrement passionnant à lire et ça te pousserait peut-être à prolonger le détail jusqu’au top 26, pour le plus grand plaisir de l’auditoire. 😀

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  3. C’est vraiment sympa à lire tout cela. Certains titres font ressortir plein de souvenirs.

    Ah oui, je vais aller faire un post sur Mangaverse dès que j’ai un peu de temps mais mon top ten n’ est pas très original. Il faut aussi que je relance le blog .
    Je ne sais pas si tu es au courant mais un roman de Arikawa est sorti en France: Les mémoires d’un chat. Cela a été un petit coup de cœur pour moi.

    Aimé par 1 personne

    • Il faudrait peut-être que j’essaye de lire Les mémoires d’un chat, oui… Car j’ai vaguement parcouru le tome 1 du LN de Library Wars et je n’ai pas accroché un instant. Dans le manga, je pense que ce qui prime est le travail de Kiiro Yumi, aussi bien dans la narration que le dessin, pas l’histoire originale…

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