Être moderne : le MoMA à Paris (II)

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Ayant les idées un peu plus claires en ce qui concerne la distinction art moderne / contemporain, je vais essayer, par le biais d’une douzaine d’œuvres exposées à « Être moderne : le MoMA à Paris », de dissocier ce qui me plait (ou est susceptible de me plaire) de ce qui « m’inintéressera » (sauf surprise), tout en essayant de comprendre pourquoi. En une quinzaine d’années, j’ai visité plus de 260 expositions dont une bonne soixantaine relève de l’une ou l’autre catégorie (si j’inclus les expos photos monographiques). Il est certain que c’est insuffisant, surtout en ce qui concerne l’art contemporain, tant il est divers. Concernant l’art moderne, il me manque surtout une exposition sur le dadaïsme, ce qui me permettrait de mieux cerner ce courant.  Pour commencer, je pourrai aller visiter la salle 19 au niveau 5 du centre Pompidou lors de mon prochain passage au MNAM.

L’art est plastique !

Revenons un instant sur les arts plastiques. Pour moi, une œuvre d’art est avant tout un objet. Il peut être bi ou tridimensionnel : dessin, peinture ou sculpture au sens large (une installation peut être considérée comme étant une sculpture par assemblage). C’est une vision restrictive, c’est certain, mais je n’arrive pas à voir de l’art plastique (et même de l’art tout court, je le crains) dans un happening qui relève plus du spectacle (donc des arts du spectacle au même titre que la danse, le théâtre ou le cirque) que d’autre chose. Ce ne sont pas les explications de Roman Ondák lors d’un court entretien vidéo à propos de son œuvre Prendre la mesure de l’Univers (ou la notice qui lui est consacrée dans le catalogue) qui consiste à marquer la taille et le prénom de chaque visiteur sur un mur blanc qui pourraient me faire changer d’avis. À la fin, la galerie N° 8 qui lui était consacrée ne proposait plus qu’une longue bande quasi noire, ce qui était normal, vu l’affluence qu’a connue l’exposition durant ses cinq mois.

Un art plastique doit aussi refléter des compétences, ce qui sous-entend un apprentissage au moins technique et qui peut aussi être complété par une certaine connaissance de l’Histoire de l’art, d’un minimum de culture générale, d’une méthodologie, d’une pratique, etc. Certes, la maitrise technique ne suffit pas et ne remplace pas le « talent », la créativité, mais elle me semble indispensable lors de la création de l’objet. Action et réflexion se combinent pour donner forme à l’œuvre d’art, pour concevoir et mettre en pratique sa représentation. L’artiste peut se faire assister, voire remplacer pour la mise en œuvre, ce qui se fait dans l’art contemporain. J’ai souri lorsque j’ai vu que Roy Lichtenstein ne peignait pas lui-même au pochoir ses trames mais laissait à une jeune assistante la tâche de le faire (Exposition « Roy Lichtenstein » au Centre Pompidou en 2013 ou plus vraisemblablement « Pop Art – Icons  that matter » au Musée Maillol en 2017). J’ai été surpris par le monde qui participait à la réalisation de White Tone de Cai Guo-Qiang, présentation visionnée à l’occasion du « Grand Orchestre des Animaux » à la Fondation Cartier pour l’art contemporain (2016).

Certes, on trouve un peu de tout ça dans l’assemblage de neuf panneaux reliés par un ruban adhésif bleu réalisé par Edward Krasiński mais où se trouve la compétence de l’artiste ? Dans le fait de savoir poser un miroir ? Dans celui de couler un carré de béton ou de gribouiller quelque chose ? Et de relier le tout par du ruban adhésif d’une largeur et à une hauteur bien précises ? Les photos d’Eugène Atget ou d’Alfred Stieglitz me laissent la même impression. Leurs travaux présentés lors de l’exposition sont d’une très grande banalité, ne portent aucun propos, et ne demandent aucune technicité ou compétence particulière (hors développement). Je n’ai d’ailleurs jamais compris comment on pouvait qualifier d’artistique le travail d’Atget, surtout après avoir vu son exposition au Musée Carnavalet en 2012. Pour en terminer avec le sujet des photos, bien qu’appréciant beaucoup celles réalisées par Walker Evans, comme Ferme à Westchester, New-York, ce n’est pas, pour moi, un art plastique mais de la photographie, un art visuel, donc. Il en est de même avec celles de Man Ray, bien plus abstraites telle Anatomies ou surréalistes, à l’exemple de Rayogramme.

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Incontestablement, ces exigences, très traditionalistes je le reconnais, écartent à mes yeux, en plus des happenings, les performances. De par leur nature éphémère et l’absence d’objet (la plupart du temps), les performances « artistiques » étaient peu présentes dans l’exposition. En effet, les performances, une fois achevées, n’existent que par les photos ou les vidéos qui en sont faites, des documents préparatoires ou d’un éventuel compte-rendu. Trio A d’Yvonne Rainer est une performance et de l’art contemporain par la décision de certains, mais ce n’est qu’un film N&B d’une danseuse, qui questionne non pas l’art mais la danse, c’est-à-dire un spectacle. Au moins, l’image bougeait et pouvait éventuellement provoquer une émotion esthétique. Il n’en était rien de la vidéo Miroir de Lili Dujourie projetée à l’occasion de l’exposition « Women House – La maison selon elles » à la Monnaie de Paris en 2018 : il n’y avait que l’artiste, nue, qui bougeait à peine dans un intérieur domestique. Toutefois, il y avait un message…

Et l’art numérique ?

Il en va de même pour l’art numérique. Étant par nature immatériel (il n’y a pas d’objet) et reproductible à l’infini (ce qui est aussi un peu le souci de la photo), cela l’exclut à mes yeux des arts plastiques. Il s’agit d’un art visuel, au même titre que la vidéo (ou le cinéma). Certes, les arts numériques (car il y a plusieurs formes) demandent une certaine maîtrise technique mais cela ne suffit pas. Pourtant, ils peuvent être matérialisés, surtout s’il s’agit de peinture digitale ou d’images de synthèse fixes. Les travaux préparatoires (et ce, d’autant plus s’ils sont réalisés « analogiquement » sous forme de dessins, peintures ou sculptures) et les documents produits, comme les impressions sur toile ou plaque Forex®, peuvent être l’équivalent de ce que produisaient les artistes peintres du XIXe siècle. Cependant, dans ce cas, le numérique n’est qu’un outil dans la réalisation d’une création, rien de plus : ce n’est pas l’essence de l’œuvre d’art.

Le MoMA est très avancé sur le sujet de l’art numérique et possède un beau centre de données pour le stockage mais cela ne s’est pas réellement retranscrit dans l’exposition à la Fondation Louis Vuitton. Les galeries 8 et 11 étaient censées nous montrer les acquisitions les plus récentes du musée new-yorkais et son implication dans ce domaine. Las, je n’y ai rien vu d’artistique, que ce soit avec emoji de Shigetaka Kurita, l’Épingle Google Map de Jens Elstrup Rasmussen ou encore dans Émissaire. Dans le squat des dieux de Ian Cheng. Dans ce dernier cas, il s’agit plus d’une narration visuelle, générée de façon que j’imagine plus ou moins aléatoire par des algorithmes et animée en 3D, que d’une œuvre d’art, quoi qu’on en dise. Je ne parle même pas de Space Invaders de Tomohiro Nishikado… C’est un jeu vidéo, l’auteur n’a jamais eu l’intention de faire une œuvre d’art, il me semble.

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Après ces considérations plutôt matérielles, il est évident que je rejette tout un pan de l’art contemporain. Est-ce le signe d’un esprit peu ouvert qui privilégie la forme à l’idée, qui est excessivement matérialiste ? Nous pouvons le craindre, hé hé !

Parlons un peu d’esthétisme

L’esthétisme est un concept difficile à analyser. Tout comme le « beau », il met en jeu un ressenti, un sentiment, une sensation. Le plaisir (ou l’émotion) esthétique, et son opposé, le déplaisir, n’est pas physique, à la différence du plaisir ressenti en mangeant ou lors d’une expérience sexuelle (quoique… lorsqu’on voit le nombre d’œuvres avec des femmes nues… réalisées par des hommes, bien entendu). L’esthétisme est intellectuel avant tout. Pour moi, le plaisir (ou sentiment) esthétique provient de la mise en œuvre de mécanismes « immatériels » (souvenirs, fantasmes, rêveries, sensibilités, etc.) s’effectuant au sein de notre esprit, généralement de manière inconsciente. Étant lié à ce que nous sommes, il ne peut pas être défini par une notion universelle, il est en grande partie subjectif. De plus, notre perception du « beau » n’est pas immuable, nos goûts évoluent avec le temps. Il ne serait donc pas inné mais acquis sous l’influence de notre environnement, de notre culture, et ce, de façon généralement inconsciente : on ne nait pas « esthète », on le devient ! À partir de là, pour apprécier l’art contemporain dans toutes ses variantes, il serait nécessaire de passer par une phase d’accoutumance, d’apprentissage, encore plus que pour l’art moderne, plus viscéralement accroché à l’objet, support du plaisir esthétique. C’est pour cela que je pense que le figuratif est plus aisé à apprécier que l’abstraction, au moins dans un premier temps. Pourtant, la réflexion peut venir en aide pour dépasser tout déplaisir esthétique immédiat.

Je ne vais pas « m’amuser » à classer les 200 œuvres (surtout que je ne les ai pas toutes vues, il y avait trop d’attente pour entrer dans certaines petits salles) de l’exposition « Être moderne : le MoMA à Paris » en leur donnant une note allant de 0 à 5. Pourtant l’exercice pourrait être intéressant en comparant ensuite les ensembles qu’il serait possible de faire à partir de différents critères. Prenons plutôt quelques exemples : Accumulation No. 1 de Yayoi Kusama est un fauteuil sur lequel sont cousues de nombreuses formes phalliques, le tout peint en blanc. Car oui, ce sont bien des « bites » et pas des saucisses comme s’était exclamé, amusé, un gamin à côté de moi. Mon premier sentiment a été un déplaisir esthétique, avant de réaliser ce que cela représentait et de commencer à apprécier l’œuvre pour le message que je pensais percevoir. Notons que je l’apprécie encore plus après avoir lu le cartel puis la notice du catalogue.

Echo n° 25, 1951 de Jackson Pollock m’a, par contre, immédiatement plu. Pourtant, je n’ai qu’une opinion assez faible de l’action painting, surtout après avoir vu (et très peu apprécié) l’exposition « Cy Twombly» au Centre Pompidou en 2017. Il faut dire que je reste marqué par le visionnage d’une vidéo (non censurée) sur une peinture relevant plus ou moins du drip painting intitulée PlopEgg de Milo Moire. Vous pouvez voir la version censurée sur YouTube (je vous laisse chercher la vidéo sans les caches noirs). Nul doute que Echo n° 25, 1951 a réussi à me plaire grâce à la complexité des formes peintes, celles-ci ayant éveillé quelque chose en moi. Je n’ai pourtant jamais fait de calligraphie (la notice fait référence à cet art ancestral). Effet tout à fait différent avec La Louve, du même artiste, peinture présente aussi à l’exposition pour laquelle je n’ai ressenti aucun intérêt.

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Il ressort de tout ceci que j’ai une vision assez traditionnelle, pour ne pas dire « traditionaliste » de l’Art (des arts plastiques, pour être plus précis). De ce point de vue, l’art contemporain embrasse plusieurs domaines : les arts plastiques (dans une définition réduite), les seuls qui trouvent grâce à mes yeux et qui me « parlent », les arts du spectacle et les arts visuels. Le comble de l’hypocrisie, c’est qu’en plus, il est nécessaire d’être adoubé par une institution pour pouvoir prétendre à cette appellation. Je tire aussi de cette petite réflexion sur le plaisir (ou le sentiment) esthétique et la notion de « beau », la conclusion que j’ai quelques lectures philosophiques qui m’attendent, tout comme m’attendent les écrits de Nathalie Heinich (même si je ne partage absolument pas certaines de ses positions sociétales), si je veux approfondir le sujet. En attendant, il ne me reste plus qu’à aller voir « Les Hollandais à Paris, 1789-1914 : Van Gogh, Van Dongen, Mondrian… » au Petit Palais : il y a du Van Gogh et du Mondrian, je m’en délecte d’avance !

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Être moderne : le MoMA à Paris (I)

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L’exposition « Être moderne : le MoMA à Paris » s’est achevée le 5 mars. Fidèle à certaines habitudes, notre petit groupe de mangaversiens y est allé au dernier moment (et, du coup, de façon un peu dispersée). Inutile de dire que c’était la foule, et ce d’autant plus que l’événement a connu un grand succès public. D’ailleurs, la Fondation Louis Vuitton était prise d’assaut le dimanche 4 dès l’ouverture à 9H00. Il y a eu plus de 750 000 visiteurs en cinq mois dont plus de 30 000 sur le dernier weekend (du 2 au 4). Dispersée dans une dizaine de salles de taille variable, la scénographie était chronologique et couvrait des débuts de l’art moderne jusqu’à l’art contemporain le plus récent (avec notamment l’art numérique), tout en retraçant l’histoire du célèbre musée new-yorkais dans deux espaces dédiés.

Cette visite a été pour moi l’occasion de m’interroger un peu plus sérieusement sur la différence entre l’art moderne et l’art contemporain. Il faut savoir que j’ai beaucoup de mal avec le second, que j’estime à la limite du « foutage de gueule » quand ça n’a pas l’heur de me plaire. Pourtant, ce sentiment pourrait être constitutif de l’art contemporain, étant né de la rupture et de la transgression des dogmes et des habitudes. Au moins, en matière d’art moderne, même si ça ne me parle pas toujours, j’ai l’impression de sentir, derrière l’œuvre, son auteur, sa réflexion et son travail, à l’exemple de Composition en blanc, noir et rouge de Piet Mondrian ou de L’oiseau dans l’espace de Constantin Brancusi. Toutefois, la Roue de bicyclette, le proto « readymade » de Duchamp contient en elle les prémices de l’art contemporain. Quant à étaler comme une œuvre d’art les emoji de Shigetaka Kurita, cela n’a aucun sens, si ?

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Aurais-je un esprit incapable de comprendre et d’apprécier toute « nouvelle » avant-garde ? Ou est-ce une incapacité à comprendre un autre monde dont j’ignore les tenants et les aboutissants ? Nul doute qu’il serait intéressant de creuser le sujet et de mieux cerner ce qui détermine l’art moderne ou l’art contemporain. Et au-delà de ces histoires de définition (première partie du présent billet), qu’est-ce qui fait que l’un me plaise plus que l’autre (seconde partie, à venir) ?

Au fait, qu’est-ce que l’art moderne ?

Le site des éditions Odile Jacob offrait (heureusement, il est encore accessible via la Wayback Machine) un texte intéressant sur l’art contemporain en proposant en même temps une définition claire de l’art moderne. Il mettait en avant les différences d’interprétation que l’on peut avoir de ces deux périodes artistiques (à supposer qu’il s’agisse uniquement de périodes). Pour ma part, je comprends l’art moderne comme la période artistique commençant avec la naissance de l’impressionnisme à la fin du XIXe siècle, c’est-à-dire quand un certain nombre d’artistes peintres, à commencer par Cézanne, se sont mis à créer en opposition à la tradition, au classicisme qui prévalait à cette époque.

En effet, pour la peinture « moderne », ce n’est plus la lumière qui compte mais la couleur. De même, le rendu n’est plus « réaliste » mais basé sur des impressions, puis sur des suggestions. Les artistes ne représentent plus mais « signifient ». Pour mieux appréhender la portée concrète de ces termes, remémorons-nous dans l’exposition Nature morte de Paul Cézanne, L’Atelier de Pablo Picasso,  L’Espoir II de Gustav Klimt, et aussi Le Faux miroir de René Magritte. Disons que le point de départ de l’art moderne, de l’avis général, remonte à l’an 1870 avec les créations de Cézanne.

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Toutefois, l’art moderne n’est pas monolithique et il recouvre plusieurs courants comme l’impressionnisme, l’art nouveau, le fauvisme, le cubisme, l’abstraction, le dadaïsme, le surréalisme, etc. C’est une période qui court jusqu’à l’apparition de l’art contemporain. Et c’est là que ça se complique…

L’art contemporain, ça date de quand ?

Dater l’apparition de l’art contemporain est malaisé : cela dépend en grande partie de la perception que l’on s’en fait (le cas rappelle d’ailleurs celui de la bande dessinée). Certains utilisent l’année 1945, pour son côté pratique car correspondant à la fin de la seconde guerre mondiale. Il est tenant de faire coïncider une charnière artistique avec un grand basculement historique. D’autres préfèrent les années 1970 avec l’arrivée du « postmodernisme », c’est-à-dire avec le rejet par une nouvelle génération d’un art devenu institutionnel. Ces artistes mélangeaient différentes pratiques, notamment celles issues des arts plastiques,  du design, de l’architecture, etc. Plusieurs exemples étaient proposés dans l’exposition, notamment les drapeaux Start, Middle, Arrow et End de George Bretch ainsi que Costume en feutre de Joseph Beuys.

Les arts plus « traditionnels » (peinture, dessin et gravure mais aussi sculpture et architecture) se sont donc effacés au profit de la photographie, du cinéma / de la vidéo, du design, de l’imprimerie d’art, de l’art conceptuel, des performances, etc. Cependant, vouloir graver une année précise dans le marbre serait ignorer que l’art contemporain s’est construit au fil du temps, au moins dès les années 1960 avec le développement de l’art minimaliste, de l’art conceptuel, de l’Arte Povera en Italie, du Nouveau Réalisme, etc. Il y a par exemple Carl Andre avec ses 144 carrés de plomb (j’ai d’ailleurs marché involontairement sur cette œuvre en reculant pour prendre une photo, mais ça ne semblait pas être un souci, ouf !).

N’oublions pas le Pop Art apparu à la fin des années 1950 aux USA (Boîtes de soupe Campbell d’Andy Warhol ou Fille qui se noie de Roy Lichtenstein). D’ailleurs, l’exposition « Être moderne : le MoMA à Paris » semblait voir la fin de l’art moderne dans l’apparition du Pop Art et le détachement des artistes américains de leurs influences européennes.

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L’art contemporain, c’est quoi exactement ?

L’art contemporain est une avant-garde, ce qui fait qu’il est en perpétuelle évolution. Il est donc apparu en étant avant tout un rejet de l’art moderne. Il relève du domaine des arts plastiques et se caractérise par un dépassement des frontières des différents domaines artistiques. Il s’agit de pratiquer la transversalité. Pour rappel, les arts plastiques recouvraient à l’origine les activités artistiques relevant du modelage telles que la sculpture, la céramique et l’architecture. Cette définition a évolué au fil du temps pour en arriver à faire référence à tout art évoquant des formes, puis des représentations, en englobant dernièrement tout ce qui est visuel, voire expérimental.

Il s’agit donc de transgresser les « règles de l’art » existantes, ou d’en inventer de nouvelles. Surtout, l’art est contemporain quand il est qualifié ainsi par un certain nombre d’institutions à la légitimité reconnue comme les musées, les galeries, les revues et critiques d’art, les curateurs, etc. Comme nous pouvons le pressentir, tout ceci est bien flou, notamment par rapport à l’art moderne, surtout quand l’œuvre considérée peut être classée dans l’une ou l’autre des deux « petites boites », comme Echo N°25, 1951 de Jackson Pollock. D’ailleurs, l’art contemporain n’est pas, pour un certain nombre de personnes, une période mais un monde qui a ses règles, ses codes, sa grammaire. Et il serait apparu avec Marcel Duchamp et ses premiers ready-mades datant des années 1910.

Une des caractéristiques de l’art contemporain, du fait du mélange des genres, de l’extrémisme de certaines créations, de leur côté parfois éphémère (pour les happenings ou les performances, pour le land art, etc.), de leur hermétisme aussi, de leur immatérialité (pour l’art conceptuel), est la nécessité d’avoir un discours, un appareil critique accompagnant l’œuvre, parfois en partant de la conception pour arriver à la réalisation, et en éclairant sa signification. Ce discours est-il indispensable pour donner une certaine valeur (pas obligatoirement pécuniaire) à l’œuvre qui resterait, sinon, un simple objet ou une accumulation d’objets, voire une simple idée ? En fait, la multiplicité des formes de l’objet, qui peut même ne pas être un matériau mais un geste ou un concept, l’objet en tant que tel donc, ne suffit pas, car il peut déjà exister (dans le cas d’un ready-made par exemple) ou être dupliqué.

Il y a aussi une recherche de dépassement des limites, une volonté d’être original. La duplication, la répétition ne sont pas considérées comme étant de l’art, il s’agit d’artisanat car il y a un manque d’originalité. Pourtant, si vous recopiez une œuvre, cela peut être de l’art si vous expliquez votre démarche et si elle est reconnue comme telle, à l’instar de AIDS de General Idea. Ce sont les raisons, la mise en œuvre, la signification de l’objet qui vont constituer l’œuvre d’art, avec l’objet (s’il y en a un). Seul, ça peut être tout simplement un néon qui clignote. Avec un récit (pour utiliser un terme à la mode), cela devient de l’art contemporain, comme l’est Human / Need / Desire de Bruce Nauman.

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Donc…

C’est plus clair, maintenant ? Pas sûr… Cependant, il m’est peut-être devenu possible de m’interroger sur les raisons d’une nette préférence pour l’art moderne, ou pour telle ou telle œuvre d’art contemporain dans la seconde partie de ce billet consacré à l’exposition « Être moderne : le MoMA à Paris », tout en mettant cette dernière en perspective avec d’autres manifestations organisées par le MNAM à Beaubourg et que j’ai pu voir ces dernières années.

Angoulême, retour sur 3 jours intenses (3)

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Troisième et dernier jour au festival. Fatigue accumulée mais programme chargé. C’est pourtant courageux et motivés que nous sommes arrivés à l’Hôtel de Ville, sans encombre et avant 10h. Au programme, récupérer Shermane accompagnée de Monsieur et faire dès le matin un maximum d’expositions « difficiles d’accès » – comprendre celles consacrées à Cosey (du fait de son lieu) et à Tezuka et à Urasawa (du fait de leur popularité). Mais avant cela, et après avoir passé un trop court moment à parler bande dessinée chinoise autour d’un café crème (accompagné de chocolatines) avec Laurent Mélikian, j’ai dû rejoindre Taliesin à l’exposition consacrée à Sonny Liew, que nous n’avions pas eu le temps de voir la veille. L’avantage des expos situées aux caves du Théâtre, c’est qu’elles sont peu fréquentées et faciles d’accès. Le dimanche matin, à l’ouverture, c’est encore plus vrai. Ce qui n’était pas prévu, c’est de voir l’auteur en dédicace en repartant. Bien entendu, nous en avons profité pour nous faire dédicacer deux exemplaires de Charlie Chan Hock Chye, une vie dessinée (pour avoir chacun le nôtre), Taliesin en profitant pour continuer la discussion entamée la veille lors de la Rencontre Internationale.

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Du coup, c’est avec un peu de retard que nous avons récupéré Shermane (le TGV était pratiquement à l’heure) qui a eu ainsi le temps de regarder les panneaux de l’amusante exposition « Le monde selon Titeuf » placée devant l’Hôtel de Ville. Retard qui s’est révélé sur le moment préjudiciable étant donné la file d’attente devant l’Hôtel Saint-Simon pour l’exposition consacrée à Cosey. Alors que Taliesin restait faire la file car elle tenait absolument à voir le travail du Président de l’édition 2018, je suis retourné faire l’exposition Tezuka avec Shermane. J’ai pu ainsi compléter mes photos de planches et de festivaliers ; puis nous avons fait rapidement « Venise sur les pas de Casanova ». Pas très intéressante, je dois dire. Je ne suis pas fan de la peinture de Canaletto (et de ses pairs). Quant aux dessins par huit auteurs de BD inspirés par Venise, ils étaient… peu inspirés, j’ai trouvé. Il y avait pourtant de quoi faire avec la figure de Casanova au lieu de peindre de façon statique la ville ou des femmes nues. Seule la fresque de Kim Jung Gi sortait vraiment du lot.

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Il était alors temps de passer à l’incontournable du dimanche angoumoisin : l’anniversaire (un peu en avance) de Manuka, malheureusement sans Taliesin (à l’espace Franquin) ni Shermane (quelque part dans la ville, avant qu’elle aille sur le stand du Lézard Noir puis à l’Hôtel Saint-Simon). Cette année, c’est Tanuki qui a fait le photographe. J’étais à la remise des cadeaux (je suis persuadé que c’est mieux lorsque c’est Taliesin ou beanie_xz qui officie… Sexisme, quand tu nous tiens, hé hé…) Ce fut aussi l’occasion de découvrir un nouveau et excellent restaurant : Chez H (rien que le nom me donnait envie d’y aller) qui propose une cuisine de « spécialités chinoises, tout à la vapeur, tout fait maison ». Si vous passez dans le coin, je ne peux que vous conseiller d’y faire un tour : c’était très bon . Et le service savait être rapide pour les festivaliers pressés. Après l’intermède anniversaire, il était temps de reprendre le cours des événements. Cela commençait par un dernier passage à la Bulle du Nouveau Monde pour voir Shermane dans une longue file d’attente pour une dédicace de Shinzo Keigo et, pour moi, d’aller rencontrer Lounis Dahmani en dédicace à La Boite à Bulle et lui dire tout le bien que je pensais de Oualou en Algérie, tout en lui demandant un petit dessin, bien entendu. Il ne reste plus qu’à attendre une prochaine aventure du détective privé « français comme Zidane », en projet mais assez peu avancé, il faut le dire.

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Il était alors plus que temps, pour Manuka et moi, d’aller à l’Espace Franquin pour faire les expositions consacrées à Gilles Rochier et à Naoki Urasawa pendant que Taliesin assistait à la conférence de ce dernier dans la salle voisine. Deux belles expositions, sur deux auteurs très différents à la fois dans leurs propos et dans leur dessin. C’est aussi ça le point fort du Festival d’Angoulême : proposer dans un même lieu des œuvres éloignées thématiquement et stylistiquement. C’était l’occasion de recroiser Vlad, le co-commissaire de l’exposition Cosey. J’ai pu lui assurer que Taliesin n’avait pas manqué celle-ci et semblait l’avoir appréciée. Quant à « Tenir le terrain », le résultat était excellent avec à la fois la présentation de l’auteur, de son œuvre (dont je ne connaissais pas tous les aspects, notamment ses travaux en microédition) tout en mettant en lumière la banlieue parisienne. L’exposition Urasawa était, elle aussi, intéressante mais souffrait d’une scénographie un peu trop répétitive, d’explications insuffisantes au début, notamment sur la raison de chapitres entiers présentés sur des murs. En fait, pour comprendre les intentions du mangaka, il fallait avoir regardé la vidéo où il expliquait sa vision du manga. Problème, celle-ci était placée à la fin du parcours. C’est d’ailleurs ce qu’a fait Taliesin : refaire le parcours après avoir visionné ladite vidéo pour mieux comprendre ce qui nous était présenté et comment. D’ailleurs, elle n’a pas été la seule à vouloir refaire l’expo, nous avons croisés Urasawa qui refaisait un petit tour en ayant l’air de bien s’amuser. Il est prévu d’aller voir très prochainement l’exposition à Paris pour voir comment elle a été adaptée à un autre environnement.

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Mine de rien, il commençait à se faire tard et il allait falloir songer à rentrer car 4h de route allaient nous attendre (6h en réalité entre pause autoroute / diner durant pratiquement une heure et bouchon après le péage de Saint Arnoult sur l’A10). Mais histoire de donner un peu plus de temps à Shermane d’apprécier sa première visite à Angoulême, il a fallu jouer les prolongations, ce qui nous a donné l’occasion d’aller voir les 45 affiches du festival présentées dans le local de l’Association FIBD Angoulême puis de manger une crêpe (Nutella™ pour Taliesin, beurre-sucre pour moi), histoire de prendre des forces avant de partir. Voilà, c’était tout pour cette fois-ci, rendez-vous est déjà pris pour la prochaine édition et une exposition sur l’œuvre de Tayou Matsumoto (le bon, pas l’autre, le mauvais, qui est déjà venu au festival), ce qui nous motive à l’avance.

Une boulimie d’exposition en 2017 : ne faudrait-il pas un peu de tempérance ?

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Dans ce billet, je vais aborder un thème sur lequel je ne m’exprime que très peu (sauf sur Instagram). En effet, en 2017, j’ai battu mon record d’expositions visitées sur une année : plus d’une cinquantaine ! Certes, certaines sorties comportent plusieurs expositions à la fois (jusqu’à quatre voire cinq), mais cela représente tout de même plus d’une trentaine de journées dans l’année, soit un peu plus d’une toutes les deux semaines. À mon sens, il s’agit là d’un maximum. D’ailleurs, sur la petite communauté d’une douzaine de personnes « conviées » à ces occupations, nous ne sommes que trois vraiment à être partants à (pratiquement) chaque occasion. Il faut dire qu’il ne faut pas avoir grand-chose d’autre à faire le week-end ni avoir charge de famille… D’ailleurs, le dernier quadrimestre a vu une chute de la taille de notre petit groupe. Il va falloir repenser le programme de 2018, je pense, même si janvier devrait être sur le même rythme que 2017, c’est-à-dire infernal.

En cette fin d’année, si propice aux bilans, voici donc un retour en arrière sur une année d’expositions parisiennes, exceptionnelle par le nombre mais aussi par la qualité de certaines d’entre elles. Ces expos remarquables sont regroupées par lieu plutôt que par thème et sans chercher à suivre un ordre chronologique.

Le Grand Palais

Expo JardinsCertes, nous ne sommes allés au Grand Palais que pour deux expositions en 2017 (il y en a quatre par saison), mais, en fait, nous les faisons toutes (le fait que j’ai l’abonnement Sésame joue car pour l’amortir sans bénéficier de la remise d’un CE, il ne faut pas en rater). Toutefois, elles étaient toutes les deux excellentes, surtout Jardins au thème original, aux œuvres variées et à la scénographie réussie qui a attiré une dizaine d’entre nous (en deux visites). Rodin, l’exposition du centenaire était intéressante surtout pour les œuvres des autres artistes exposées et leur filiation avec le « père de la sculpture moderne ». En plus, comme je n’y connais pas grand-chose en sculpture, c’était une bonne occasion pour moi de voir autre chose.

Le Musée du quai Branly

Expo Color LineSi nous fréquentons beaucoup ce musée, c’est à cause (ou grâce) à l’un d’entre nous, ce qui nous a même amené à prendre « en masse » un abonnement annuel. Pour ma part, je ne suis pas très fan d’arts premiers, ce qui fait que je ne suis pas toujours passionné par nos visites. Pourtant, Color Line, L’Afrique des routes et Picasso primitif ont été trois excellentes surprises, chacune dans son domaine. La première et la deuxième étaient variées, diverses du fait d’un fil conducteur très lâche, la troisième réussissait à mettre en parallèle l’œuvre de Picasso et une de ses influences principales, l’art africain.

Les Arts Décoratifs

Expo BauhausVoilà un autre établissement où nous allons souvent même si nous n’y avons fait qu’un seul passage cette année. Fidèles à certaines habitudes, nous avons pu voir L’esprit du Bauhaus lors de l’avant-dernière journée. Si l’expo était un peu « fourre-tout », elle mettait en lumière tous les aspects de ce courant artistique (dont j’ignorais une grande partie). Et tant qu’à être sur place, autant faire Tenue correcte exigée qui s’est révélée être tout à fait réussie, surtout dans sa première partie, plus subversive et historique qu’orientée mode, ce que je reproche un peu à la seconde partie, trop orientée « marque ».

Le Centre Pompidou

Expos Evans et HockneyEncore un haut lieu de nos pérégrinations. Je ne garde pas un souvenir impérissable de Cy Twombly, trop abstrait et trop « primitif » à mon goût. En matière de peinture contemporaine, j’ai nettement plus apprécié une partie du travail de David Hockney (mais pas tout). Je retiens surtout Walker Evans, le « photographe de l’Amérique », avec le souvenir de son exposition à la Fondation Cartier-Bresson visitée il y a presque dix ans. Enfin, même si l’espace n’était pas très grand, (re)voir les créations de Franquin avec Gaston, au-delà de Lagaffe à la BPI a permis de passer un bon moment.

Le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Expo Derain Balthus GiacomettiNous n’allons pas assez souvent au MAM à mon goût, faute de volontaires (et comme je ne fais pratiquement rien seul…). D’ailleurs, on ne s’y retrouve chaque fois qu’en tout petit comité. Et c’est bien dommage… Il faut croire qu’entre celles et ceux qui préfèrent l’art contemporain, ou à l’inverse, les autres qui préfèrent l’art figuratif de la renaissance ou l’impressionnisme, il n’y a pas grand-monde pour voir les œuvres de la période 1900-1945. Pourtant, Derain, Balthus, Giacometti. Une amitié artistique était vraiment réussie. Variété des thèmes, scénographie didactique, qualité des œuvres, tout concourrait à un beau succès.

Après ces quelques exemples d’institutions muséales incontournables pour nous (auxquelles on peut ajouter le Musée Guimet aux expos peu intéressantes en 2017, et la Cité des sciences et de l’industrie qui continue à être décevante), cette année a été l’occasion de découvrir de nouveaux lieux ou de revenir à d’anciens rouverts après travaux.

La Maison Européenne de la Photographie

Expos MEP : Gao Bo et Vincent PerezCela faisait longtemps que j’étais curieux de visiter ce centre devant lequel je voyais souvent des files de visiteurs débordant dans la petite rue de Fourcy (on n’est pas dans le Marais pour rien). Vincent Perez. Identités et Gao Bo. Les offrandes ont été les déclencheurs (il y avait trois autres expositions dont deux assez anecdotiques). Si la première était classique, quoiqu’un peu courte, avec de beaux portraits en grands formats, la seconde était une exposition d’art contemporain très intéressante à la thématique frappante. En effet, l’artiste chinois n’a pas eu une enfance facile, c’est le moins que l’on puisse dire, et ses œuvres sont assez morbides quoique fascinantes.

L’Orangerie

Expo Tokyo-ParisSi j’ai eu l’occasion d’aller au Jeu de Paume il y a quelques années, je n’étais jamais allé à l’Orangerie, pourtant située tout à côté. D’ailleurs, je n’étais pas le seul… L’exposition Tokyo-Paris Chefs-d’œuvre du Bridgestone Museum of Art a permis de « corriger » cette erreur. C’était une bonne exposition, avec de nombreuses pièces intéressantes, notamment un grand tableau de Zao Wou Ki (parce que jusqu’ici, je n’ai pu voir que ses « crobards » ou ses poteries, rien qui permette de crier au génie). Et nous avons pu aller voir les Nymphéas géantes de Monet à l’étage, ne l’oublions pas !

Le Musée de Montmartre

Expo Montmartre au cinémaCela faisait longtemps que je voulais visiter ce musée et une occasion s’est présentée cet été. Du coup, c’est assez nombreux que nous sommes allés voir Montmartre, décor de cinéma. L’expo, quoiqu’assez grande, n’était pas très passionnante, peut-être à cause d’une scénographie très linéaire et peu variée. Il faut dire qu’il n’est pas facile de présenter le cinéma sous une forme statique (des affiches et des photos) ou sous une forme dynamique mais tronquée (des extraits). Toutefois, le lieu, le jardin et Montmartre ont justifié ce passage.

La Monnaie de Paris

Expo À Pied d'oeuvre(s)Avec la fermeture durant quelques années pour cause de rénovation des lieux, nous avions cessé d’aller à la Monnaie de Paris (même si nous n’y allions que rarement, de toute façon). Avec l’exposition À pied d’œuvre(s), nous avons pu revenir sur les lieux d’une de nos premières visites, en 2005. Cette manifestation célébrant les 40 ans du Centre Pompidou présentait quelques pièces majeures « horizontales » du Centre national d’art et de culture sis un peu plus loin, de l’autre côté de la Seine. C’était passionnant et très photogénique même si je reste très dubitatif à propos des performances présentées, à la fois en tant qu’art et en tant que support.

Le Musée Maillol

Expo Pop ArtFermé pour cause de faillite de la société organisant les expositions temporaires dans ce lieu dédié à un sculpteur amateur de femmes nues, le Musée Maillol a rouvert il y a peu avec une programmation orientée vers l’art contemporain. Ne connaissant pas grand-chose au courant artistique présenté par Pop Art — Icons that matter, je tenais absolument y aller, à la fois pour voir les changements effectués par les travaux et m’instruire. Ce fut donc une excellente surprise avec une exposition aérée, didactique malgré une fichue interdiction de photographier les œuvres présentes. Ce dernier point m’énerve à chaque fois (je n’ai pas investi dans un APN compact expert pour le laisser dans la sacoche) et semble être une spécialité de Culturespace, le nouveau gestionnaire qui gère aussi le Musée Jacquemart-André où nous allons régulièrement malgré un tarif excessif et la petitesse de l’espace dédié aux expos. Au moins, c’est vaste à Maillol et on y retournera.

Cette petite revue ne couvre pourtant même pas un tiers des expositions visitées en 2017. Néanmoins, cela donne une bonne idée de ce qui est un de mes principaux passe-temps avec la lecture de bandes dessinées. Pour finir, je vous laisse avec une douzaine de photos (après tout, c’est mon dada) illustrant ce court résumé d’une année d’expositions à Paris.

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Machines à dessiner au Musée des arts et métiers

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L’Afrique des routes au Musée du quai Branly

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Montmartre, décor de cinéma au Musée de Montmartre

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Gao Bo. Les offrandes à la MEP

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Cy Twombly au Centre Pompidou

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Tenue correcte exigée aux Arts Décoratifs

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Ciao Italia ! au Musée national de l’histoire de l’immigration

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Jardins au Grand Palais

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Nymphéas à l’Orangerie

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À pied d’œuvre(s) à la Monnaie de Paris

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Au-delà des étoiles, le paysage mystique au Musée d’Orsay

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Walker Evans au Centre Pompidou